mais sa raison était égarée, et, après un délire de trois jours, il mourut en criant . Grâce , Pardon, dit le docteur, mais je necomprends point parfaitement la conséquence de votre récit. L'accident de votre ouvrier prouve que, la tête préoccupée de ce qui lui était arrivé dans lajournée, soit en état de veille, soit en état de somnambulisme, il s'est mis à errer la nuit . qu'en errant, il est entré dans le cimetière, et que, tandisqu'il regardait en l'air, au lieu de regarder à ses pieds, il est tombé dans la fosse où naturellement il s'est, dans sa chute, cassé un bras et une jambe,Or, vous avez parlé d'une prédiction qui s'est réalisée, et je ne vois pas dans tout ceci la plus petite prédiction. Attendez, docteur, dit le chevalier,l'histoire que je viens de raconter, et qui, vous avez raison, n'est qu'un fait, mène tout droit à cette prédiction que je vais vous dire, et qui est unmystère, Cette prédiction, la voici . Vers le 20 janvier 1794, après la démolition du tombeau de François Ier, on ouvrit le sépulcre de la comtesse deFlandre, fille de Philippe le Long. Ces deux tombeaux étaient les derniers qui restaient à fouiller . lacoste pas cher homme, tous les caveaux étaient effondrés, tous les sépulcresétaient vides, tous les ossements étaient au charnier. Une dernière sépulture était restée inconnue, c'était celle du cardinal de Metz, qui, disaiton, avaitété enterré à SaintDenis. Tous les caveaux avaient été refermés ou à peu près, caveau des Valois, et caveau des Charles. Il ne restait que le caveau desBourbons, que l'on devait fermer le lendemain. Le gardien passait sa dernière nuit dans cette, église où il n'y avait plus rien à garder . permission luiavait donc été donnée de dormir, et il profitait de la permission. A minuit, il fut réveillé par le bruit de l'orgue et des chants religieux. soldes lacoste Il seréveilla, se frotta les yeux et tourna la tête vers le choeur, c'estàdire du côté ou venaient les chants. Alors, il vit avec étonnement les stalles duchoeur garnies par les religieux de SaintDenis . il vit un archevêque officiant à l'autel . il vit la chapelle ardente allumée, et, sous la chapelle ardenteallumée, le grand drap d'or mortuaire qui, d'habitude, ne recouvre que le corps des rois. IX LES TOMBEAUX DE SAINTDENIS. 90 Page 94 Les mille et unfantomes Au moment où il se réveillait, la messe était finie et le cérémonial de l'enterrement commençait. Le sceptre, la couronne et la main de justice,posés sur un coussin de velours rouge, étaient remis aux hérauts, qui les présentèrent à trois princes, lesquels les prirent.